dimanche 27 octobre 2013

Avant "Almost Human", il y avait "Mann & Machine"


Avant que DICK WOLF ne décide de noyer la télévision américaine sous une flopée d'innombrables spinoffs de NEW YORK POLICE JUDICAIRE (aussi appelé New York District en France, --LAW & ORDER en vo), il avait créé avec ROBERT DE LAURENTIS une série policière de science fiction, MANN & MACHINE.

En 1992, LAW & ORDER n'a que deux ans. WOLF a envie de changement et persuade NBC de se lancer dans la science fiction. La série raconte les enquêtes d'un duo improbable dans un Los Angeles futuriste au XXIe siècle. Rien qu'en lisant ces mots, on comprend tout de suite pourquoi la série n'a pas marché : la chaîne n'a pas la réputation d'aimer particulièrement les séries de genre.

L'héroïne est un robocop féminin, le sergent EVE EDISON (Yancy Butler). Ses banques de données sont énormes mais elle n'a aucune expérience de la vraie vie. Programmée pour ressentir des émotions, elle fait tout son possible pour devenir la plus humaine possible. Elle prend tout au pied de la lettre et respecte le règlement.

Elle fait équipe avec un flic humain, le détective BOBBY MANN (David Andrews). C'est un excellent flic qui n'a que mépris pour les robots et n'obéit qu'à ses propres règles.

Leur supérieur, le capitaine CLAGHORN (S. Epatha Merkerson) est une femme.

Ce qui tient à cœur à WOLF, c'est de montrer comment la gynoïde observe les humains et développe de véritables émotions tout en se rapprochant de son partenaire. Dans l'avant-dernier épisode, "Billion Dollar Baby", elle s'occupe d'un bébé et démontre qu'elle est capable d'instinct maternel.

MANN & MACHINE était évidemment ultra-kitsch mais c'était une série inventive et drôle. Comme on pouvait s'y attendre, le public ne fut pas au rendez-vous. La chaine ne diffusa que 4 épisodes sur les 9 produits (les 5 restant servant de bouche-trou au cours de l'été 1992).



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