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jeudi 25 juillet 2013

Peut-on faire confiance à un robot ?


Quand ils seront enfin là — et à n'en pas douter, ils arrivent — ces robots qui font déjà largement partie de notre quotidien pourront-ils faire le mal ? Peut-être. Auront-ils la capacité de dépasser les limites de leur programmation pour nuire aux hommes, voilà la véritable question.

Même si cette problématique semble tout droit sortie d'un roman de science fiction, elle est néanmoins primordiale pour les spécialistes de la robotique. Certes, il est encore trop tôt pour craindre que les robots se révoltent et asservissent ou anéantissent l'humanité. Il faudrait déjà qu'on ait réussi à doter les machines d'une INTELLIGENCE ARTIFICIELLE. Un but qu'on atteindra dans 20 ans selon les chercheurs — qui disaient déjà la même chose il y a 10 ans. Alors ignorance ou cette avancée majeure pourrait-elle se produire plus tôt que prévu ?

Après tout, on utilise depuis longtemps des robots en médecine ou dans différents domaines de l'industrie. Il est donc temps de s'interroger sur la sécurité de cette collaboration entre l'homme et la machine.


C'est pourquoi existe en Grande-Bretagne ROBOSAFE, un projet [financé par l'EPSRC (Engineering and Physical Sciences Research Council)] conjoint des Bristol Robotics Laboratory (BRL) qui réunit les universités de Bristol, du Hertfordshire, de Liverpool et de West of England et leurs partenaires industriels, British Automation & Robot Association (BARA)  et RU Robots Limited.

L'objet de cette recherche est de comprendre non seulement si on peut mettre au point des robots inoffensifs pour leur utilisateurs mais aussi de déterminer s'ils pourraient, de façon délibérée, mettre en péril leurs collaborateurs humains.

De fait, sans IA, les robots sont esclaves de leur programmation. Mais la complexité de cette programmation tout autant que leur interaction avec des intelligences non-artificielles imprévisibles (vous et moi) implique qu'on puisse leur faire confiance en toutes circonstances.

Comment être sûr à 100% ? Voici ce qu'en disent les responsables de ROBOSAFE.
Le développement d'assistants robotiques est freiné par l'absence d'un cadre de sûreté cohérent et crédible. En conséquence, ses applications restent confinés aux laboratoires de recherche ou, dans la pratique, à des scénarios dans lesquels leur interaction avec des êtres humains est limitée à dessein, c'est à dire le transport, la surveillance ou le divertissement.
Le programme de recherche devrait permettre de faire sortir l'assistant robot de ces sphères où il reste pour l'heure confiné. Les scientifiques doivent d'abord comprendre les véritables limites comportementales du robot. Le professeur MICHAEL FISHER de l'Université de Liverpool :
L'évaluation de la fiabilité du robot doit tenir compte d'un large éventail de problèmes, de l'analyse de sécurité comportementale à la manière dont on perçoit cette opération en passant par la fiabilité physique de l'interaction entre humain et robot.
Bristol Robotics Laboratory
Les résultats du projet sont susceptibles de servir de base à la révolution qui nous attend dans les décennies à venir. Que vous le vouliez ou non, les robots seront bientôt omniprésents.

Il n'est pas encore trop tard pour rappeler les lois de la robotique énoncées par le visionnaire ISAAC ASIMOV en 1942...
  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, le laisser exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'est pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième loi.



SOURCE  :  npr.org

samedi 13 juillet 2013

Les plus qu'humains : le transhumanisme


Aujourd'hui, le cyborg n'est plus un fantasme littéraire mais une réalité technologique. Les avancées scientifiques ont ouvert la voie du TRANSHUMANISME.
Son but ? Pallier les "faiblesses" de l'homme grâce aux progrès de la technologie. Faire disparaître la maladie, reculer la sénescence, augmenter l'intelligence, ces concepts sont désormais prêts à être mis en pratique. Leur généralisation pourraient ouvrir la voie à la post-humanité en créant des hommes aux capacités physiques ou mentales améliorées (augmentées). Bref, pensez à KHAN dans STAR TREK ou à l'épisode de AU-DELÀ DU RÉEL (The Outer Limits), Le Sixième Doigt (The Sixth Finger).


Au cours des deux dernières décennies, on a constaté une multiplication d'appareils électroniques indispensables à notre quotidien. L'étape suivante serait la fusion entre l'homme et la machine (greffes, implantation de puces, etc.). Ces avancées intéressent tous les domaines de la recherche (médecine, robotique, cybernétique, nanotechnologie, biotechnologie, sciences cognitives...). Et ces avancées sont rapides.

Ainsi, la nanotechnologie appliquée aux secteurs industriels a un impact sur la médecine. Des équipes travaillent à l'élaboration de micro-robots capables de scanner et réparer notre corps de l'intérieur comme dans L'AVENTURE INTÉRIEURE de JOE DANTE (1987). Car les nanotechnologies agissent au niveau moléculaire de manière ciblée en délivrant des médicaments ou en modifiant le code génétique des chromosomes. À moyen terme, on sera capable de remplacer des parties défaillantes de notre corps, comme la rétine.

Mais on pourrait aller encore plus loin en créant des chromosomes artificiels qui permettraient certes de corriger les anomalies génétiques ou de faire disparaître le cancer mais aussi de nous transformer en surhomme. En outre, ces chromosomes se transmettraient dans le patrimoine génétique des individus, rendant pérennes ces améliorations.


De là au cyborg et à l'homme parfait, il n'y aurait plus qu'un pas. En bonus, le documentaire de France 2 diffusé en juin 2011 'Un homme presque parfait' ou Homo Technologicus.




SOURCE   :   Le Monde, CNRS, io9,France2, AJX241/youtube

jeudi 4 juillet 2013

Imprimante 3D : l'oreille bionique


L'arrivée de l'imprimante 3D grand public a ouvert les portes à des développements inédits pour RANU MANNOO, étudiant de l'Université de Princeton et ZIWEN JIANG, lycéen à Peddie High School à Hightstown. Ils ont réalisé une oreille à base de silicone et de cellules bovines. Équipée d'une antenne en particules d'argent reliée à des électrodes, cette oreille bionique est capable de capter et d'interpréter des signaux radio au-delà des fréquences entendues par l'homme.


"Nous voulions valider les capacités de l'imprimante 3D," explique MICHAEL McALPINE, le professeur qui a encadré le projet, "parce que la plupart des gens ne s'en servent que pour produire des objets inertes - comme des figurines ou des bijoux."

Une fois imprimée, l'oreille 3D est souple et translucide. Elle est mise en culture dans une classique boîte de Pétri pendant dix semaines afin de créer de la chair colorée et que les tissus forment des cartilages autour de l'antenne.

Cette réalisation de McALPINE et son équipe qui n'est que l'une des nombreuses itérations de la cybernétique marque le début d'une nouvelle ère. Bien qu'ils n'aient pas conçu cette oreille synthétique pour qu'elle remplace un jour une oreille humaine, leur terrain de recherche explore une méthode toute nouvelle qui pourrait conduire à des avancées sans précédent dans le domaine des greffes en combinant électronique et matériel biologique de façon simple, efficace et économique. Sans compter la possibilité d'améliorer l'existant.

"Notre monde est entré dans une ère numérique et électronique. Nous finirons par oublier nos cinq sens traditionnels. Nous aurons envie d'être directement reliés à nos téléphones portables ou à nos ordinateurs."


SOURCE : AP

mardi 2 juillet 2013

Un androïde rejoint l'ISS


Le 4 août, une fusée japonaise acheminera le robot androïde KIROBO vers la Station spatiale internationale (ISS). Son rôle : tenir compagnie à l’astronaute nippon KOICHI WAKATA qui le rejoindra d'ici la fin de l'année.

Le monde autour de nous ressemble de plus en plus à de la science-fiction. Après le robot envoyé en mission de recherche sur Mars, un androïde protocolaire habitera donc la Station spatiale internationale.


YORICHIKA NISHIJIMA, chef de projet :
La Russie était la première à aller dans l’espace, les Etats-Unis étaient les premiers à aller sur la Lune, nous voulons que le Japon soit le premier à envoyer un robot-astronaute dans l’espace capable de communiquer avec les humains.
KIROBO mesure 34 cm seulement mais il intègre les derniers logiciels de reconnaissance vocale de Toyota. Sa caméra lui permet en outre de reconnaître visages et émotions.

La collaboration de l'androïde miniature et de l'astronaute annonce le début d’une nouvelle ère où robots et humains converseront naturellement afin d’accomplir certaines missions. Il rejoint ROBONAUT 2 [R2] mis au point par la NASA, un robot chargé depuis l'année dernière de remplacer les astronautes dans les tâches répétitives ou dangereuse à bord de l'ISS.



SOURCE : 33rdsquare  /  ScienceMag


lundi 1 juillet 2013

Les lentilles de contact du futur


Dépassées la GOOGLE GLASS et la META dont je vous parlais il y a quelques temps [LIRE ICI]. Grâce aux avancées de scientifiques coréens et l'expertise du géant SAMSUNG [voir la liste ci-dessous], plus besoin de lunettes flashy, démodées avant qu'on ait eu le temps de les mettre sur son nez.

Bien plus appropriées et discrètes, les lentilles de contact...


Le ULSAN NATIONAL INTITUTE OF SCIENCE AND TECHNOLOGY a en effet réalisé un exploit, insérer dans une lentille de contact du commerce une diode lumineuse inorganique, composée de nanofils d'argent et de graphène hautement conducteurs.

Le port de ces lentilles d'un nouveau genre n'ayant pas provoqué de réactions allergiques ou autre chez l'animal, on pourrait à l'avenir utiliser ce composé pour mettre au point des lentilles capables de prendre des photos, de scanner et plus encore.

Mieux, ce type d'électrode hybride transparente et extensible entrouvre la porte de l'ingénierie du futur et pourraient vous transformer en cyborg bien plus vite que prévu.



SOURCE  :  NANO LETTERS



LES PARTICIPANTS :
  • School of Nano-Bioscience and Chemical Engineering, School of Mechanical and Advanced Materials Engineering, Low-Dimensional Carbon Materials Center, Ulsan National Institute of Science and Technology (UNIST), Ulsan, République de Corée
  • Department of Advanced Materials Engineering for Information and Electronics, Kyung Hee University, Yongin-si, Ulsan, République de Corée 
  • Samsung Techwin R&D Center, Seongnam-si, Ulsan, République de Corée
  • Department of Mechanical Science and Engineering, University of Illinois at Urbana−Champaign, Urbana, Illinois, USA

mardi 25 juin 2013

Technologie en marche


JOHN KENNEX [KARL URBAN], l'un des deux héros de la série ALMOST HUMAN, a perdu sa jambe lors d'une opération de police qui a mal tourné. En 2036, maintenant équipé d'un membre de synthèse, il reprend du service. De la science fiction ? Pas vraiment !

Grâce aux recherches menées par DEKA au REHABILITATION INSTITUTE de Chicago [RIC], on a déjà pu appareiller des dizaines de patients.

Regardez ZAC VAWTER faire en 2012 la démonstration de la première jambe bionique jamais mise au point.


Vidéo : Rehabilitation Institute of Chicago & DEKA Research


SOURCE  :   R.I.C. / BIONIC

mercredi 19 juin 2013

Ces robots qui veulent séduire les grands-parents


Le 24 avril dernier, le ministre du Redressement productif et la ministre déléguée aux personnes âgées ont donné le coup d'envoi de ce qui devrait être une révolution sociétale : le lancement d'une filière économique des technologies pour les personnes âgées et dépendantes. La domotique, la télésurveillance, sont des outils déjà très utilisés. Mais les robots tentent aussi de se faire une place, malgré de nombreux freins.

Sami, le robot capable de faire des gestes © Radio France Etienne Monin

lundi 17 juin 2013

Jugera-t-on un jour les robots pour crime de guerre ?

23 avril 2013 - Campagne d'interdiction des "robots tueurs"
Empêcher l'avènement de nouvelles armes autonomes
"La société civile sera le fer de lance des efforts destinés à convaincre les gouvernements de renoncer aux armes complètement autonomes. Il devrait toujours y avoir un être humain impliqué dans les décisions prises sur un champ de bataille."
HUMAN RIGHTS WATCH - avril 2013

L'existence de ces robots-tueurs relève-t-elle des Droits de l'homme ? 
Pourra-t-on un jour traduire en justice un dispositif qui agit de manière autonome ?

La guerre a changé de visage au cours de la dernière décennie avec l'utilisation croissante de véhicules armés sans équipage ou de drones, créant des défis inédits sur les plans humanitaire et juridique. Les progrès technologiques permettent aux états de se doter de machines entièrement autonomes ce qui fait craindre une escalade dans la course aux armes robotisées et l'extension des conflits.

Considérés comme les armes du futur par la quasi-totalité des armées du globe, ces robots tueurs [lethal autonomous robot/LAR] pourraient en effet choisir leurs cibles sans intervention humaine. Le recours à de telles armes qui transgressent les frontières morale et juridique devrait être inacceptable pour la conscience publique.

HRW est l'instigateur et le coordinateur de la Campagne pour l'interdiction des robots tueurs (Campaign to Stop Killer Robots), une coalition internationale d'Organisations Non Gouvernementales qui appelle à une interdiction préventive et totale des armes autonomes. Interdiction que concrétiserait à la fois un traité international et des lois nationales.

Twitter :  @BanKillerRobots

"On doit tracer une ligne rouge dès maintenant face à des armes qui seraient complètement autonomes," souligne HRW. "Les mettre au point va trop loin dans le recours à la technologie. Une interdiction est nécessaire dès maintenant, avant que les investissements, la dynamique technologique et les nouvelles doctrines militaires ne rendent leur existence inéluctable."


dimanche 19 mai 2013

Robot, mon amour

Geminoïd TMF, l'androïde garde-malade du roboticien Hiroshi Ishiguro
du Laboratoire de Robotique Intelligente de l'université d'Ōsaka
Il y a 70 ans ISAAC ASIMOV, exaspéré par le fait que la science fiction s'obstinait à décrire les Intelligences Artificielles sur le modèle du Frankenstein de MARY SHELLEY [ les robots/androïdes détruisaient tous, ou presque, leur créateur] énonçait les LOIS DE LA ROBOTIQUE.
  1. Un robot ne peut blesser un humain, ou en restant passif, permettre qu'on lui porte atteinte.
  2. Un robot doit obéir aux ordres donnés par les humains, sauf s'ils sont contraires à la Première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection ne contredit pas la Première ou la Deuxième loi.
Lois imparfaites mais qui reflètent les qualités que l'on est en droit d'attendre de n'importe quel outil. D'ailleurs, ASIMOV lui-même fut amené à les modifier à plusieurs reprises, en y ajoutant même une 4e Loi qui précédait les 3 autres.
  • Un robot ne peut pas nuire à l'humanité, ou par son inaction, permettre qu'on nuise à l'humanité.
LEILA TAKAYAMA, un expert des relations entre robots et humains [oui, ça existe !] à l'Université américaine de Stanford, affirme que le public préfèrerait de loin l'idée de travailler AVEC des robots plutôt que d'avoir des robots qui le déchargeraient de tâches domestiques. En réalité, ce même public ne semble pas dérangé par l'idée de vivre dans un environnement où les robots auraient leur place. Plus terrifiant, il pense même que des robot-soldats pourraient combattre à notre place d'ici 2030. Il y a quelques semaines, l'armée américaine invitait les 50 plus grosses firmes du secteur à son 2e ROBOT RODEO pour tester l'avenir de la robotique dans les zones de conflit. Et moi qui pensais que l'humanité voulait éradiquer la guerre...

La technologie a progressé d'une manière telle qu'il n'est plus maintenant inconcevable que l'on puisse créer des robots intelligents, voire des androïdes qui nous accompagneraient dans notre vie quotidienne. Il ne s'agit donc plus d'aspirateurs ou de nettoyeurs de piscine car l'idée est maintenant largement répandue que les robots feront le ménage ou conduiront à notre place à l'horizon 2030. Google qui développe un véhicule sans conducteur, estime que la technologie sera disponible d'ici 5 ans et que ces autos du futur sillonneront nos routes en 2020.

Or, ce que nous voulons vraiment, c'est ça....


... un univers dans lequel les lois de la robotique ne s'appliquent plus. Un univers où le robot est l'égal de l'homme, dans lequel il aura les mêmes droits que les humains. L'HOMME QUI VALAIT 3 MILLIARDS, BLADE RUNNER, TERMINATOR, les Hubots de REAL HUMANS, les Cylons de BATTLESTAR GALACTICA ou le Data de STAR TREK: THE NEXT GENERATION ont plus qu'ouvert la brèche.

En février dernier, un sondage montrait que 23% des Américains sont prêts à laisser des robots s'occuper de leurs parents dépendants. 9% déclaraient qu'ils ne verraient aucun inconvénient à partager leur vie avec un compagnon synthétique, --voire plus, si affinités. Encore plus fou, 42% des sondés estimaient être infidèles s'ils entretenaient des relations sexuelles avec un robot.

Vous avez dit science fiction ?